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24 janvier 2009

La solitude sur les plages d'Atins

Une journée pour voir les Lençois... ça c’est fait ! Je pars m’enfoncer dans le Maranhão, voir à quoi ressemblent les petits villages de pêcheurs le long du fleuve Preguiças, traduisez par « Paresseux ». Et cette signification prend tout son sens lorsque l’on est à bord d’un bateau qui se laisse couler tout doucement au rythme de l’eau. Ici, on prend son temps... on est pas pressé, ça non ! À bord, chacun vaque à ses occupations : sieste, crochet, artisanat, lecture... Au fil des arrêts dans des villages isolés en pleine mangrove, le bateau se vide.


Arrivée à Atins en fin de journée, le terminus, il ne reste que moi et 4 locaux. Je découvre alors ce que je recherchais : un petit village composé d’une unique rue, entre fleuve et mer, calme, très calme.


Premier réveil au son des vagues, quelques étirements et je pars en balade sur la plage le long du fleuve. Atins se situe qu’à quelques kilomètres de la mer, le fleuve est par conséquent très large à son embouchure et les marées très grandes : à marée basse, on a pied sur plusieurs dizaines de mètres. Le rythme de la nature est lent, pour mon plus grand bonheur !


De petites vagues lèchent timidement le sable doux, un vent léger mais continu balaye le paysage fait de végétation rase et sèche, quelques oiseaux piaillent et rien d’autre. J’accepte naturellement le rythme que m’impose la nature. Mon pas est lent et mon regard, ainsi que l’objectif de mon appareil photo, s’attarde sur le moindre détail du décor, scrutant avec attention chaque geste de chaque élément. J’ai mis 4 heures pour faire une marche que l’on m’avait dit ne durer qu’1h30 !


Une forte pluie m’oblige à me réfugier à bord d’un bateau échoué sur le sable. Et après le déluge qui laissait à peine entendre le sol gémir de plainte, la vie repart doucement.


Il n’y a rien autour de moi, je suis seul avec la nature. Tout semble bouger au ralenti comparé au flot de mes pensées. Je vois sous mes yeux le temps passer. Je les ferme et fait abstraction pour me caler sur le métronome de la vie. Un oiseau bat la mesure... bip bip... tout en sautillant à la recherche de nourriture sur la plage. Au loin, sur la mer que je n’apperçois pas encore, les vagues ont l’air déchaînées. Mais ici leur mélodie est étouffée par une légère brise fraîche.


Le calme et la solitude ont un effet apaisant et mon corps se dandine en cadence bercé par le vent. L’horizon est large et ouvre mon esprit qui ne se sent plus confiné. Tout devient plus clair et aéré. L’espace c’est la liberté. Pourquoi nous confinons nous dans des villes au concentrations absurdes ?


Mais surtout la solitude ! Que c’est bon ! À bien y réfléchir, la dernière fois que j’ai été aussi seul pendant autant de jours remonte à il y a très longtemps. Rien et personne pour altérer mes pensées et l’intensité de mes émotions. Rien ! Personne ! Seul avec moi même... une courbe qui ne se brise jamais.

Merci à ce cahier... merci à toi.

...

Quelques photos pour illustrer ce post... par ici !

17 février 2008

Picinguaba

Vous connaissez tous ce sentiment de vouloir fuir parfois les grandes villes, ce besoin de se retrouver en osmose avec Mère Nature. Afin de satisfaire une telle envie, nous voilà partis, 5 petits français, en direction de Picinguaba.
A 5 heures de route de notre chez nous, ce petit village de pêcheur est situé de juste après l’autre côté de la frontière de l’état de Rio de Janeiro, dans l’état de São Paulo.


Nous arrivons tard dans la nuit dans ce charmant bourg : deux bars, deux restaurants, pas de banque, pas de pharmacie et pas de réseau téléphonique… De jeunes autochtones nous accueillent et nous servent de guide pour trouver notre maison perdue en haut du village. Une fois nos affaires déposées, nous descendons sur la plage, le temps pour Vincent de faire un petit saut dans la mer, bain de minuit en sunga (nous pas très courageux, on l’a juste regardé) et nous voilà parti avec Morphée !


Le lendemain matin, le temps n’est pas spécialement exceptionnel, cela donne un côté assez surnaturel au port et aux plages. Mais derrière les nuages, on sent que le soleil est bien là.
L’objectif est d’aller découvrir Praia Brava, sur le chemin, après avoir franchi la rivière sur une planche de surf manoeuvrée par un gamin, nous traversons l’immense plage da Fazenda, plus de 4 kilomètres d’étendue de sable, à perte de vue, plat, plat, plat …


Après une petite sieste à l’ombre d’un arbre, et d’une longue baignade dans une eau chaude, nous repartons à l’aventure : la forêt tropicale. Quelle idée de mettre des plages de l’autre côté de la forêt. Quelle horreur !!! Des bêtes dans tous les sens, des toiles d’araignées et moi qui suis en éclaireur … « à 15 minutes de marche ! » qu’ils disaient… à d’autres, hein !! Mais la récompense vaut le drame, « valeu a pena » comme on dirait ici : une plage déserte, petite, pleine de gros rochers parfaits pour une seconde sieste. Cette plage s’appelle « Praia das Conchas » car elle est remplie de coquillages pour le plus grand bonheur de Giliane et Sophie (une amie de Giliane en vacances !).
Je redoute le retour : retourner dans cet amas d’étranges bestioles et de plantes qui coupent. Heureusement que le retour est toujours plus rapide que l’aller. Nous retrouvons notre merveilleuse et gigantesque plage, sous une lumière de fin de journée digne des plus grands éclairages de film, un dernier bain s’impose.
Un grand bol d’air, quelques bons kilomètres dans les pattes, ça crève. Du coup on ne fait pas long feu le soir : un bon apéro avec une caïpirinha, un dîner et hop ! au dodo.


Dimanche matin, on se fait avoir par le changement d’horaire mais à notre profit, du coup on gagne une heure pour glander après le petit-déjeuner. Au programme de la journée, les apprentis Robinson que nous sommes partent à la découverte des petites îles en face du village. On nous emmène en bateau à l'île du chou, enfin j’ai envie de dire en barque à moteur.


Attention ! Nous arrivons au paradis : des eaux turquoises et claires, des fonds marins merveilleux (même si moi je n’y ai vu que des sergents, un poisson lune et des oursins…), du soleil, du sable blanc et fin, et 15 personnes sur la plage (dont 3 français en plus de nous, c’est fou ils sont partout). Un seul mot nous vient à la bouche : wahou !!


Nous passons la journée à patauger, papoter, nager, se rouler dans le sable, manger, bouquiner, siester, snorker … farniente quand tu nous tiens, quel bonheur ! La journée passe, les 3 courageux que sont Giliane, Vincent et Seb terminent par une ascension de l’île pour y découvrir la jolie vue.
Le temps de rentrer se doucher, ranger, une dernière caïpirinha et nous voilà repartis sur la route de Rio.

Bon bol d’air, des paysages à vous couper le souffle, c’est cool les week-ends hors de Rio !
C’est marrant parce qu’en en discutant on remarquait qu’on bouge beaucoup plus les week-ends depuis qu’on est au Brésil. Donc certes, il y a un paramètre financier : ça revient moins cher de voyager aux alentours de Rio que d’aller passer un week-end à Barcelone ou à Lyon. Mais il y a aussi le fait que notre temps au Brésil nous est compté, ça motive. Et oui, on ne reste qu’à peine deux ans … on ne peut plus se dire « ah c’est pas grave on le fera plus tard ! » La bonne excuse pour se faire des petits voyages, non ?
Cependant je vais essayer de me dire la même chose une fois de retour en France. Une auberge de jeunesse, des sandwiches, j’oublie le petit pull trop beau remarqué chez Zadig et Voltaire et hop me voilà en Corèze, à Nice chez Boris, à Avignon chez Jérémie, à Bordeaux chez Claire, à Mainz chez Jo... Après tout le temps nous est compté tout court, non ? Alors faut essayer de voir du pays le plus possible !

PS: des photos de tout ça ? ... ici

20 janvier 2008

Arraial do Cabo

Rien de tel qu’une visite pour continuer à explorer le Brésil. Aurélie vient passer 15 jours de vacances avec nous. Après 6 jours de beau temps à Rio (et oui ça arrive) on saute dans un bus direction Búzios (cf. post de mars/07). Nous y passons 2 jours à marcher de plage en plage, à profiter du doux soleil, déguster de bons jus 100% naturel …


Une des plages les plus tranquilles, entendez par là que vous avez plus de 4 m² pour vous posez est la « Praia dos Ossos », la plage des Os. Il paraît que beaucoup d’os ont été retrouvés à cet endroit. Búzios a été une grande plaque tournante de piraterie et de commerce d’esclaves, bien loin du Búzios actuel, point de ralliement de la jet-set brésilienne et argentine qui vogue entre clubs chics et restaurants classes où tout le monde porte ses lunettes de soleil de grande marque même la nuit.


Comme avec Aurélie, Lili au Brésil, nous sommes des sportives, oui oui, la folie du lendemain a été un détour par la plage des surfers plutôt excentrée sur les coups des 12h … heureusement que le soleil jouait son timide derrière quelques nuages. Praia Brava est une des plages les plus sauvages de Búzios. Dans une immense anse mieux vaut ne pas s’y attarder quand la marée monte aux risques de devoir faire sa palourde en s’accrochant aux rochers. Non loin de là pour les intéressés se trouve la « Praia Olho de Boi » (œil de bœuf), plage nudiste.
On a voulu aller voir la célèbre plage de Brigitte Bardot mais une fois arrivées devant, on a été effrayé par le monde et malgré la fatigue de notre marche on a couru vers notre petite plage de la veille …

Le vendredi on file à Arraial do Cabo, à 140 km de Rio de Janeiro, entre Búzios et Cabo Frio.
Appelé “le paradis de l’Atlantique” par ses habitants, Arraial do Cabo réunit les paysages les plus beaux du littoral : des plages, des dunes, des lacs, des côtes escarpées…
Après 30 minutes de bus entre Búzios et Arraial sous les nuages, le soleil daigne finalement nous accompagner sur le chemin de la plage et reste avec nous jusqu’à la fin de journée. Et bien heureusement car la plage do Forno aurait perdu un peu de son charme sans la lumière.

La Praia do Forno s’étend sur à peu près 500 mètres, l’eau y est transparente, bleue claire jusqu’à un bleu foncé … un paradis sur terre ! Cette plage, protégée par le Morro do Forno, est un lieu de pêche sous marine et de plongée.

Après s’être émerveillées comme des mômes devant un cocotier de Noël illuminé, nous avons quitté notre parasol, compagnon de quelques heures pour retrouver Seb à la gare qui lui arrive directement du travail.


Arraial do Cabo est avant tout un village de pêcheur, bordé de plages paradisiaques. Un tour en bateau-touristes nous a permis d’en découvrir plusieurs. Toutes aux eaux plus gelées les une que les autres mais toutes merveilleuses. Du sable blanc qui crisse sous nos pieds, de l’eau translucide qui nous permet d’apercevoir des tortues de mers gigantesques, une grotte bleue, etc.


Pour ceux qui souhaitent y aller, on a une super adresse de pousada, c’est une auberge de jeunesse charmante, avec un super patio avec piscine qui borde la cuisine ornée de plein de plantes vertes. Une vraie petite perle mais qui d’extérieur ne paie pas de mine !

A Arrail do Cabo, comme partout sur la côte, il y a aussi une plage pour les surfeurs et coïncidence... elle s'appelle aussi « Praia Brava » car le courant y est brave ! Pardi !


En somme, un week-end plutôt touristique mais très agréable. La mer et la plage sous le soleil ça vous fait un bien fou !

PS: les photos c'est par ici !

3 novembre 2007

Voyage Voyage !

Ce week-end, l’agence Seb&So Tour vous propose une escapade à Paraty. A seulement 4h de bus climatisé de Rio, découvrez les joyaux de la « costa verde ».


Hébergement

En demi-pension à la pousada Villa del Sol, à seulement 5 minutes du centre ville, vous pourrez vous relaxer dans votre coquette « suite de casal » (chambre de couple), piquer une tête dans la piscine et faire le plein d’énergie dans l’abondance (sans garantie de qualité) du petit déjeuner.

Centre ville

Paraty constitue un témoignage de l’architecture coloniale portugaise. Le centre ville entièrement conservé est un joyau de cette riche époque. Fondée en 1667, la ville s’est développée comme port d’où partent les navires qui transportent l'or vers le Portugal.

Lorsqu'il fut décidé que la route de l'or passerait par Rio de Janeiro et non plus par Parati (autre orthographe accepté), le port fut alors quasiment abandonné par sa population. Pour cette raison, l'architecture de la ville n'a presque pas changé depuis cette époque.


Vous pourrez flâner dans des rues ombragées, parfois les pieds dans l’eau à marée haute et admirer les couleurs chatoyantes des portes et volets des habitations.

Le port offre une vue imprenable sur la baie. Les morros plongeant dans la mer se détachent à l’horizon souvent léchés par des nuages.

Le canal et la plage sont aussi des lieux de détente. Votre noble arrière train vissé sur une chaise vous passerez un agréable après-midi à ne rien faire à part manger, boire et rire.

Restauration

Nous vous conseillons de gouter les bijoux de la mer, frais et d’excellente qualité, péchés le jour même par les locaux. Grillés ou en sauce, les poissons, fruits de mer et poulpes sont un feu d’artifice pour les papilles.

Notre conseil malin : chez Abel - un cadre sobre mais une assiette riche !

De manière générale les restaurants proposent de très bons morceaux de viande comme partout dans le pays.

Les « baracas » sur la plage peuvent aussi réserver d’agréables surprises à des prix défiant toute concurrence : portion de frites, beignets fris et fromage en cube sont des spécialités de ces repères où la bière est le seul désaltérant.

Excursions


Outre le centre ville, la principale attraction du site est la baie de Ilha Grande. Partez à la découverte des multiples ilots, criques, anses et plages de cet endroit paradisiaque.

Sur le port, sans trop marchander, vous louerez les services d’un marin, qui à bord de son embarcation aménagée (glacière pour les bières et les fruits, toilettes, matelas et cousin sur le pont supérieur, masques et tubas) vous emmènera partout.


Les décors sont somptueux. La mer vous berce. Le soleil vous réchauffe. Les « aquariums » naturels recèlent de centaines de poissons multicolores, d’algues de toutes formes, d’étoiles de mer géantes et d’éponges. Laissez vous aller, c’est les vacances !

Si vous avez de la chance, vous pourrez même suivre un ban de 50 dauphins. Émotion garantie !



Notre conseil malin : le bateau de Tula - pécheur et guide touristique, à bord du « Bonjour », ce gai-luron saura vous rendre éperdument amoureux de sa région.

Si le temps (dans les deux sens du terme) vous le permet, vous pourrez louer des vélos pour arpenter les chemins de randonnée qui vous mènerons à de beaux sites mélangeant nature, piscines naturelles et cascades d’eau fraiche.

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Vous avez choisi notre tour opérateur… et vous avez bien fait !


Tous les membres de Seb&So Tour vous remercient de la confiance que vous leur accordez, et espèrent vous revoir bientôt sur ce même blog.

PS: Pleins de photos dans ma galerie Picasa.

14 juillet 2007

A Costa dos Coqueiros

La première partie de notre périple achevée, de l’argent en poche, nous filons découvrir le littoral du Nord de l’état de Bahia : a Costa dos Coqueiros (la côte des cocotiers).

Le cœur léger nous prenons le bus direction Mangue Seco, dernière ville de Bahia, au nord avant l’état de Sergipe. Ce village de pêcheurs est difficile d’accès, comprenez par là que l’utilisation de bus ou de taxis sur piste de terre rouge puis l’emprunt d’une barque sur l’estuaire est indispensable pour arriver à bon port. Ceci explique l’absence quasi-totale de voyageur sur place (attention : nous sommes en juillet, donc en hiver sous l’équateur, ce n’est pas la meilleure période pour voyager).

Notre allégresse ne durera pas longtemps. En effet la météo doit être contre nous, il fait gris, il y a du vent, ce temps donne un côté lugubre et sans vie à cet endroit ; l’ambiance est glauque donc nous décidons de ne pas nous attarder. Nous plions bagages dès le lendemain après avoir fait un saut à la plage qui doit être merveilleuse sous le soleil : une étendue de 42 km de sable blanc ornée de cocotiers.


Nous voilà donc partis pour Praia do Forte où nous retrouvons le soleil, ce qui efface bien vite l’expérience ratée de Mangue Seco (a près tout, prendre 2 bus, 3 taxis, 2 barques en moins de 24 heures ça arrive à tout le monde, non ?).
Là-bas, nous découvrons le vrai côté touristique de la côte des cocotiers, une ville ressemblant comme deux gouttes d’eau à « EuroDisney » avec une allée pleine de restaurants, de boutiques et d’autres « attrap’ touristes » en tout genre, il ne manque plus que Space Montain et le labyrinthe d’Alice. Entre un village complètement mort et lugubre et une ville totalement artificielle, trouverons-nous un juste milieu ?


Malgré ce manque d’authenticité intra muros, la côte est stupéfiante : des piscines naturelles qui offrent une eau calme à côté d’un spot pour surfers plein d’énormes vagues, une eau bleue claire translucide et presque pas froide. Ce premier vrai moment de farniente très appréciable est accompagné d’un soleil timide, mais assez présent pour nous emplir le cœur d’énergie. A quelques kilomètres au Nord de Praia do Forte se situent les villages d’Imbassai, Santo Antonio et Diogo que nous décidons de visiter les uns après les autres.

Le bus nous dépose à Imbassai, pas de béton, seule une piste de terre rouge. Ce village est très étendu et nous y découvrons des pousadas partout, mais seulement deux touristes : nous. Parmi la quarantaine de pousadas présentes, nous élisons domicile chez Habu, un allemand fort sympathique. Un véritable petit coin de paradis à 2 mètres du fleuve, à 100 mètres de la plage et où nous dégustons chaque matin un « café da manhã » (petit déjeuner) qui vaut presque celui de l’argentin à Capão (cf ci-dessous), c’est vous dire comme il fut délicieux !!


Imbassai signifie « entre deux eaux » car la plage à cette particularité d’être prise entre l’océan et le « rio » qui offre une eau douce pour se rincer. On y a passé 3 jours extrêmement « peinard », pas de touristes à cette époque, et nous n’avions rien d’autre à faire que d’aller à la plage et prendre le temps de prendre son temps. L’endroit est paradisiaque, idyllique.
Eole est déchaîné en ce mois de juillet ce qui énerve Poséidon, mais nous trouvons refuge au bord du « rio », protégé du vent, où nous déjeunons les pieds dans l’eau.


Mais attention, vous nous connaissez, on a pas mal la bougeotte, alors quand on nous dit que Santo Antonio n’est qu’à 5 km par la plage et que ça se fait rapidement, on fonce. Eh bien, je peux vous dire que marcher toute cette distance sur du sable, c’est du sport. Pour ceux qui ont déjà fait des randonnées avec moi ou par ceux qui auront lu les articles précédents, vous voyez ce qui Seb doit supporter, mais ça le fait plutôt rire… Une fois arrivés à destination une petite « barraca » nous tend les bras et nous déjeunons comme tous les jours face à l’océan sur une plage déserte. Un havre de paix loin de ces sites touristiques, il y a moins de 10 personnes sur cette plage dont 3 qui travaillent dans le restaurant, c’est vous dire la sérénité qu’on y a trouvée.


Comme une randonnée ne s’arrête jamais si simplement nous reprenons la route vers l’intérieur du village, tout petit mais bondé de magasins d’artisanat prêts à accueillir l’acheteur ! Malgré tout c’est ravissant, cette fois-ci pas de terre rouge mais du sable blanc partout : vous vous imaginez vous levez les pieds dans le sable, ça doit être magique. Derrière le village une étendue de dunes blanches à perte de vue. On nous indique que Diogo n’est qu’à quelques kilomètres derrière celles-ci. Aucune indication, le but est de ne pas se perdre dans ce désert blanc (la légende dit que certains s’y sont perdus. En racontant cela, je ne vise personne… l’intéressé se reconnaîtra !).
Nous sommes surpris par la pluie (heureusement que nous avons toujours un parapluie dans notre sac à dos !) ce qui rajoute un côté surnaturel à cette expédition. Diogo, village authentique, endormi sous la pluie nous fait espérer qu’il existe encore d'autres endroits sur la côte du Brésil, comme celui-ci, qui ne sont pas assaillis de visiteurs comme Praia do Forte.


Revenons à nos tortues, entendez par là le retour à Praia do Forte. Cette ville a su utiliser la curiosité et le porte-monnaie des touristes afin de défendre une cause écologique. En effet c’est à Praia do Forte que se trouve le « Projeto TAMAR ». C’est un projet destiné à la sauvegarde des tortues. Les biologistes y font pondre des tortues, aident les bébés tortues à atteindre l’océan, sensibilisent les pêcheurs (cours de massage cardiaque pratiqué sur une tortue coincée dans un filet) à la protection de cet animal présent sur terre depuis l’époque des dinosaures. D’autant plus que sur mille naissances, seulement deux tortues arriveront à l’âge adulte, les autres terrassées par la sélection naturelle.


Le projet est en grande partie financé par les recettes du magasin de souvenirs : l’écologie, la sauvegarde des espèces et le tourisme peuvent faire bon ménage si cela est fait de manière intelligente. Notre dernier jour avant notre retour à Rio a été d’un farniente total : un beau soleil, un spectacle de surf, un pic-nic délicieux.

Nos vacances ont été un pur moment de bonheur où découverte et liberté se sont bien trouvées. Certes les vacances touchent à leur fin, mais une fois dans l’avion on se dit qu’on rentre chez nous, à Rio de Janeiro, et c’est plutôt la classe.

PS: les photos sur Picasa: Mangue Seco, Praia do Forte, Imbassai, Santo Antonio

22 avril 2007

Le bon goût du paradis

Découverte le 03 janvier 1502 par le navigateur Gonçalo Coelho, IPAUM IGUAÇU, à l’époque habitée par des indiens, a été le premier bout de terre foulé par les portugais.

Ilha Grande, la plus grande île brésilienne, a d’abord été le lieu de discordes car c’était l’endroit du ravitaillement des navigateurs : l’île est pleine de sources d’eau, d’arbres fruitiers, de bois divers… tout ce dont les navigateurs avaient besoin avant les grands départs pour le continent. Puis en 1750 et jusqu’à la fin du XIXème siècle ce fut la période du commerce: l’île était la plaque tournante de la canne à sucre, du café et des esclaves. Ce fut aussi un endroit de quarantaine pour les immigrés venant d’Europe et potentiellement porteurs de la peste.
Puis ce fut l’époque des prisons et des usines de sardines détruites en 1964. Maintenant, et ce depuis 1994, c’est le tourisme qui fait vivre l’île grâce a 106 plages et 130 pousadas.
Presque tous les 194 km² sont protégées (sauf les littoraux où il y a des habitants), ce qui veut dire que l’île est depuis sa découverte pratiquement vierge. Aucun véhicule motorisé, ici on se déplace en bateau.

Un vrai petit paradis sur lequel nous avons passé 3 jours de rêve.

Après plusieurs bières bues à Leblon (quartier hypra chic de Rio), des franches rigolades en présence de Nargis, Matthieu et Martin et seulement 1 heure de sommeil, nous prenons notre bus à 05h20. Dodo et réveil à Mangaratiba : petit village face à Ilha Grande. Nous n'y restons que le temps d'acheter nos tickets et hop... Bateau, dodo.

Nous voilà sur le ponton d’arrivée de Abraão. Direction la pousada Orientale tenue par Claude un français navigateur qui a revendu son bateau pour acheter cette pousada juchée sur le flanc de la colline surplombant le village principal. Plein de végétation en désordre bien calculé, une salle principale à l’air libre avec des meubles en bois et de petites chambres très cosy. Claude est un type très sympa avec plein de tatouages sur le corps et des dreads-locks sur la tête: ces stigmates sont le fruit de nombreux voyages tout tout autour du globe; son calme en est le reflet.

Notre fatigue ne nous amène pas très loin du centre sur 4 petites plages successives reliées par une « trilha » (sentier). De l’eau claire et plein d’étoiles de mer rouges (30cm de diamètre).

Le soir nous sortons au centre, quelques ruelles de sables et bordées d'arbres en fleur: pleines de charme si on s'eloigne un peu de celles dites « à touristes ». Nous mangeons une « moqueca » (bouillabaisse) les pieds dans l’eau sur la plage. Petite ballade romantique (faut bien remplir son rôle jusqu'au bout) sur le ponton à regarder les étoiles que nous decouvrons pour la première fois. Ça commence bien !

Deuxième jour, Adam et Eve s’en vont arpenter le jardin par des « trilhas » en direction de la plage Lopes Mendes. Deux heures de marche passant alternativement par de la forêt très dense où nous voyons des serpents, des singes, des points de vue époustouflants, des scarabées gros comme un poing… et des plages « lindissimas ». C’est dur car sa grimpe fort, mais c'est surtout paisible, tous les touristes prennent un bateau pour s’éviter cette ballade.

Nous arrivons à destination……. (les mots me maquent)……. 3 kilomètres de sable blanc longeant la forêt de cocotier, de l’eau tiède translucide et un ciel bleu azur. Le sable cri sous nos pieds : au sens propre ! On dirait que l’on marche sur de la neige. Le temps de chausser nos boots et nous sommes déjà à l'eau.

Nous croisons Ricardo et Mariana (des amis respectivement portugais et brésilienne) avec qui nous rentrons en « taxi-boat » et le soir venu buvons un verre tout en discutant éducation et corruption politique au Brésil.

Le troisième jour ressemble au premier mais dans l’autre sens.

Nous avons été marqué par la beauté de la nature omniprésente. Envie de s’y perdre, doublier le quotidien plus bétonné (encore qu’à Rio on sent que la nature est là). Envi de partir voyager et stimuler nos sens. Envi que chaque être de ce monde se rende compte de toutes ces belles choses et prenne conscience du sens de notre place dans tout cela. Nous nous sommes promis de revenir vers cet état originel et de le retrouver ailleurs.

PS: Photos disponibles dans la galerie Picasa. Pas de photos de Lopes Mendes tellement nous avons été déconnecté à ce moment là !

12 avril 2007

Impressions en vrac !

Voici rien que pour le plaisir quelques petits détails de tous les jours que nous souhaitons partager avec vous.

Onibus

J’ai trouvé le meilleur des réveils à Rio : un trajet de « onibus » (bus). Un petit coup de pompe, une nuit difficile, n’en dite pas plus j’ai la solution, et ça ne vous coûtera que R$ 2,00. Tendez le pouce, levez le bras et un bus s’arrêtera devant vous. La thérapie peut commencer. Vous sortez doucement de votre somnambulisme lorsque vous entendez le bruit de l’embrayage (si embrayage il y a) au passage de la première. Puis ça vous fait le même effet quand la seconde s’enclenche. Vous êtes brusquement sorti de votre état second au premier virage. Et au moment de l’arrêt, plus que brutal accompagné d’un bruit monstrueux de freins, vous êtes prêt pour votre journée, le coup de barre ne se représentera qu’après le déjeuner. Et oui les conducteurs de bus sont de vrais pilotes. Leurs bus ont l’air de sortir d’un cimetière pour auto et pourtant ils sont maîtrisés parfaitement par ces schumi-urbains. Ils prennent les virages à une vitesse folle, des bosses, peu importe, des piétons, ils n’avaient qu’à pas être là ! Ils sont vraiment très bon, on a le droit à nos tours de Space Mountain quotidiennement.

Petite anecdote qui vous fera sourire : les bus trop usés au Brésil sont revendus à d’autres pays d’Amérique du Sud, comme l’Argentine par exemple… ça promet d’être d’autant plus sportif et polluant dans ces pays de troisième main !

La mer et nous

La vie dans une ville qui a des plages, et l’océan qui plus est, est merveilleusement agréable. A Rio, on peut passer de toutes petites ruelles bondées et agitées à une immensité bleue qui s’étend à perte de vue. Et là, vraiment je tiens à dire que c’est un luxe. Se poser en face de la mer fait relativiser beaucoup de chose, on se sent apaisé dès qu’on l’aperçoit. D’autant plus qu’à la plage on a tout à disposition : des vendeurs d’« empadas » et de « pasteis »: des beignets salés de toute sorte, de crevettes en brichettes, de fromage grillé, de boissons:canettes, caipirinha... c’est le paradis (sauf pour la ligne) et aussi des vendeurs de bijoux, de paréos, de toiles de peintures. On ne sort donc avec presque rien: un peu de monaie, la crème solaire et bien évidement la paire de Havaianas: les tongs les plus confortables du monde !

26 mars 2007

Sur les traces de Brigitte

Vendredi 23 mars, on fonce à la gare routière au nord de Rio pour prendre notre bus en direction de Búzios. À 180 km de Rio, on y trouve les plus belles plages du Brésil, dit-on. La légende raconte que ce village a été découvert par Brigitte Bardot dans les années 60. On y retrouve d’ailleurs un côté Saint-Tropez avec ses pavés, ses petites rues, son port et son agitation nocturne.

Après 3h30 de bus, on arrive à destination où nous attend, dans sa kangoo rouge, Oscar le gérant de la « Pousada dos Pássaros » où nous logeons. 4 bungalows offrent à leurs hôtes une merveilleuse chambre avec salle de bain et une terrasse avec hamac… le rêve ne s’arrête pas là.

Le lendemain matin, on saute dans le « Baby » Buggy rouge (qui a des problèmes d’embrayage), cap sur les plages qu’on nous a conseillé. Une fois s’être perdu faute d’indications, une fois des milliards de bosses et nids de poules passés, nous voilà à Praia do Forno, petite plage de 20 mètres de long, à peine 10 personnes, une eau translucide et les rochers plein d’oursins.


Notre ventre commençant à crier famine, nous repartons à bord du Buggy avec lequel Seb se donne à cœur joie de jouer son pilote de rallye. Arrivée à Praia da Ferradura, grande plage avec une bonne partie touristique pleine de restaurants de plage. Nous y mangeons de délicieux filets de poissons grillés et quelques huîtres, à 5 mètres de la mer. On pique une tête entre deux plats puis allons nous installer de l’autre côté de la plage, au calme.

Le soir, le centre-ville de Búzios ressemble à un parc d’attractions pour touristes, sans identité aucune : des restaurants bondés, des magasins ouverts tard, des bars passant du Rock revisité (si Prince et David Bowie avaient entendu …).Malgré tout, on ne peut s’empêcher de trouver charmant son port et sa promenade (appelée « Orla Bardot »).Au hasard d’une rue, un son de jazz nous attire au Café do Cinema, dernier endroit authentique de Búzios où il fait bon écouter du Chico Buarque et du Tropicalisme.

Notre dernier réveil à Búzios se fait sous les nuages, mais il en faut plus pour nous décourager de passer la journée à la plage. A 50 mètres de la « pousada »a se trouve la plage de Geribá, avec ses surfeurs (et oui mesdemoiselles) et ses vendeurs ambulants de « pasteis », glaces et caipirinhas.


Mise à part le centre, Búzios est un vrai paradis sur terre avec des plages toutes plus belles les unes que les autres entourées d’une nature authentique : dépaysement et déconnection assurés.

On était loin d’imaginer ce qu’on allait retrouver à notre retour à Rio : l’agitation footballesque. Deux équipes de Rio s’affrontaient dimanche soir au Maracanã, et la sortie du stade a été très violente. En effet quand l’équipe de Flamengo perd, mieux vaut ne pas être dans les parages : leurs supporters fous furieux s’en prennent aux supporters adverses à coup de poings, de pieds, de jet de cailloux. Tout ça nous a valu une bonne frayeur dans le bus où tout le monde s’est caché quand ils ont vu les bandes de supporters accourir vers les bus. Le chauffeur a démarré en trombe et ne s’est plus arrêté que pour déposer les gens.Mais pas d’inquiétude, nous avons retrouvé notre chez nous où nous nous sommes réveillés le lundi matin avec une bonne insolation.

PS: Allez mater les photos sur Picasa !