Merci à ce cahier... merci à toi.
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Quelques photos pour illustrer ce post... par ici !
Oi, vous trouverez dans ces pages des récits et descriptions de nos 2 ans à Rio de Janeiro (2007-2009). Esperemos que vão curtir !


Tous les membres de Seb&So Tour vous remercient de la confiance que vous leur accordez, et espèrent vous revoir bientôt sur ce même blog.
PS: Pleins de photos dans ma galerie Picasa.
Nous voilà donc partis pour Praia do Forte où nous retrouvons le soleil, ce qui efface bien vite l’expérience ratée de Mangue Seco (a près tout, prendre 2 bus, 3 taxis, 2 barques en moins de 24 heures ça arrive à tout le monde, non ?).
Là-bas, nous découvrons le vrai côté touristique de la côte des cocotiers, une ville ressemblant comme deux gouttes d’eau à « EuroDisney » avec une allée pleine de restaurants, de boutiques et d’autres « attrap’ touristes » en tout genre, il ne manque plus que Space Montain et le labyrinthe d’Alice. Entre un village complètement mort et lugubre et une ville totalement artificielle, trouverons-nous un juste milieu ?
Malgré ce manque d’authenticité intra muros, la côte est stupéfiante : des piscines naturelles qui offrent une eau calme à côté d’un spot pour surfers plein d’énormes vagues, une eau bleue claire translucide et presque pas froide. Ce premier vrai moment de farniente très appréciable est accompagné d’un soleil timide, mais assez présent pour nous emplir le cœur d’énergie. A quelques kilomètres au Nord de Praia do Forte se situent les villages d’Imbassai, Santo Antonio et Diogo que nous décidons de visiter les uns après les autres.
Le bus nous dépose à Imbassai, pas de béton, seule une piste de terre rouge. Ce village est très étendu et nous y découvrons des pousadas partout, mais seulement deux touristes : nous. Parmi la quarantaine de pousadas présentes, nous élisons domicile chez Habu, un allemand fort sympathique. Un véritable petit coin de paradis à 2 mètres du fleuve, à 100 mètres de la plage et où nous dégustons chaque matin un « café da manhã » (petit déjeuner) qui vaut presque celui de l’argentin à Capão (cf ci-dessous), c’est vous dire comme il fut délicieux !!
Imbassai signifie « entre deux eaux » car la plage à cette particularité d’être prise entre l’océan et le « rio » qui offre une eau douce pour se rincer. On y a passé 3 jours extrêmement « peinard », pas de touristes à cette époque, et nous n’avions rien d’autre à faire que d’aller à la plage et prendre le temps de prendre son temps. L’endroit est paradisiaque, idyllique.
Eole est déchaîné en ce mois de juillet ce qui énerve Poséidon, mais nous trouvons refuge au bord du « rio », protégé du vent, où nous déjeunons les pieds dans l’eau.
Mais attention, vous nous connaissez, on a pas mal la bougeotte, alors quand on nous dit que Santo Antonio n’est qu’à 5 km par la plage et que ça se fait rapidement, on fonce. Eh bien, je peux vous dire que marcher toute cette distance sur du sable, c’est du sport. Pour ceux qui ont déjà fait des randonnées avec moi ou par ceux qui auront lu les articles précédents, vous voyez ce qui Seb doit supporter, mais ça le fait plutôt rire… Une fois arrivés à destination une petite « barraca » nous tend les bras et nous déjeunons comme tous les jours face à l’océan sur une plage déserte. Un havre de paix loin de ces sites touristiques, il y a moins de 10 personnes sur cette plage dont 3 qui travaillent dans le restaurant, c’est vous dire la sérénité qu’on y a trouvée.
Comme une randonnée ne s’arrête jamais si simplement nous reprenons la route vers l’intérieur du village, tout petit mais bondé de magasins d’artisanat prêts à accueillir l’acheteur ! Malgré tout c’est ravissant, cette fois-ci pas de terre rouge mais du sable blanc partout : vous vous imaginez vous levez les pieds dans le sable, ça doit être magique. Derrière le village une étendue de dunes blanches à perte de vue. On nous indique que Diogo n’est qu’à quelques kilomètres derrière celles-ci. Aucune indication, le but est de ne pas se perdre dans ce désert blanc (la légende dit que certains s’y sont perdus. En racontant cela, je ne vise personne… l’intéressé se reconnaîtra !).
Nous sommes surpris par la pluie (heureusement que nous avons toujours un parapluie dans notre sac à dos !) ce qui rajoute un côté surnaturel à cette expédition. Diogo, village authentique, endormi sous la pluie nous fait espérer qu’il existe encore d'autres endroits sur la côte du Brésil, comme celui-ci, qui ne sont pas assaillis de visiteurs comme Praia do Forte.
Revenons à nos tortues, entendez par là le retour à Praia do Forte. Cette ville a su utiliser la curiosité et le porte-monnaie des touristes afin de défendre une cause écologique. En effet c’est à Praia do Forte que se trouve le « Projeto TAMAR ». C’est un projet destiné à la sauvegarde des tortues. Les biologistes y font pondre des tortues, aident les bébés tortues à atteindre l’océan, sensibilisent les pêcheurs (cours de massage cardiaque pratiqué sur une tortue coincée dans un filet) à la protection de cet animal présent sur terre depuis l’époque des dinosaures. D’autant plus que sur mille naissances, seulement deux tortues arriveront à l’âge adulte, les autres terrassées par la sélection naturelle.
Le projet est en grande partie financé par les recettes du magasin de souvenirs : l’écologie, la sauvegarde des espèces et le tourisme peuvent faire bon ménage si cela est fait de manière intelligente. Notre dernier jour avant notre retour à Rio a été d’un farniente total : un beau soleil, un spectacle de surf, un pic-nic délicieux.
Nos vacances ont été un pur moment de bonheur où découverte et liberté se sont bien trouvées. Certes les vacances touchent à leur fin, mais une fois dans l’avion on se dit qu’on rentre chez nous, à Rio de Janeiro, et c’est plutôt la classe.
PS: les photos sur Picasa: Mangue Seco, Praia do Forte, Imbassai, Santo Antonio
Découverte le 03 janvier 1502 par le navigateur Gonçalo Coelho, IPAUM IGUAÇU, à l’époque habitée par des indiens, a été le premier bout de terre foulé par les portugais.
Ilha Grande, la plus grande île brésilienne, a d’abord été le lieu de discordes car c’était l’endroit du ravitaillement des navigateurs : l’île est pleine de sources d’eau, d’arbres fruitiers, de bois divers… tout ce dont les navigateurs avaient besoin avant les grands départs pour le continent. Puis en 1750 et jusqu’à la fin du XIXème siècle ce fut la période du commerce: l’île était la plaque tournante de la canne à sucre, du café et des esclaves. Ce fut aussi un endroit de quarantaine pour les immigrés venant d’Europe et potentiellement porteurs de la peste.
Puis ce fut l’époque des prisons et des usines de sardines détruites en 1964. Maintenant, et ce depuis 1994, c’est le tourisme qui fait vivre l’île grâce a 106 plages et 130 pousadas.
Presque tous les 194 km² sont protégées (sauf les littoraux où il y a des habitants), ce qui veut dire que l’île est depuis sa découverte pratiquement vierge. Aucun véhicule motorisé, ici on se déplace en bateau.
Un vrai petit paradis sur lequel nous avons passé 3 jours de rêve.
Après plusieurs bières bues à Leblon (quartier hypra chic de Rio), des franches rigolades en présence de Nargis, Matthieu et Martin et seulement 1 heure de sommeil, nous prenons notre bus à 05h20. Dodo et réveil à Mangaratiba : petit village face à Ilha Grande. Nous n'y restons que le temps d'acheter nos tickets et hop... Bateau, dodo.
Nous voilà sur le ponton d’arrivée de Abraão. Direction la pousada Orientale tenue par Claude un français navigateur qui a revendu son bateau pour acheter cette pousada juchée sur le flanc de la colline surplombant le village principal. Plein de végétation en désordre bien calculé, une salle principale à l’air libre avec des meubles en bois et de petites chambres très cosy. Claude est un type très sympa avec plein de tatouages sur le corps et des dreads-locks sur la tête: ces stigmates sont le fruit de nombreux voyages tout tout autour du globe; son calme en est le reflet.
Notre fatigue ne nous amène pas très loin du centre sur 4 petites plages successives reliées par une « trilha » (sentier). De l’eau claire et plein d’étoiles de mer rouges (30cm de diamètre).
Le soir nous sortons au centre, quelques ruelles de sables et bordées d'arbres en fleur: pleines de charme si on s'eloigne un peu de celles dites « à touristes ». Nous mangeons une « moqueca » (bouillabaisse) les pieds dans l’eau sur la plage. Petite ballade romantique (faut bien remplir son rôle jusqu'au bout) sur le ponton à regarder les étoiles que nous decouvrons pour la première fois. Ça commence bien !
Deuxième jour, Adam et Eve s’en vont arpenter le jardin par des « trilhas » en direction de la plage Lopes Mendes. Deux heures de marche passant alternativement par de la forêt très dense où nous voyons des serpents, des singes, des points de vue époustouflants, des scarabées gros comme un poing… et des plages « lindissimas ». C’est dur car sa grimpe fort, mais c'est surtout paisible, tous les touristes prennent un bateau pour s’éviter cette ballade.
Nous arrivons à destination……. (les mots me maquent)……. 3 kilomètres de sable blanc longeant la forêt de cocotier, de l’eau tiède translucide et un ciel bleu azur. Le sable cri sous nos pieds : au sens propre ! On dirait que l’on marche sur de la neige. Le temps de chausser nos boots et nous sommes déjà à l'eau.
Nous croisons Ricardo et Mariana (des amis respectivement portugais et brésilienne) avec qui nous rentrons en « taxi-boat » et le soir venu buvons un verre tout en discutant éducation et corruption politique au Brésil.
Le troisième jour ressemble au premier mais dans l’autre sens.
Nous avons été marqué par la beauté de la nature omniprésente. Envie de s’y perdre, doublier le quotidien plus bétonné (encore qu’à Rio on sent que la nature est là). Envi de partir voyager et stimuler nos sens. Envi que chaque être de ce monde se rende compte de toutes ces belles choses et prenne conscience du sens de notre place dans tout cela. Nous nous sommes promis de revenir vers cet état originel et de le retrouver ailleurs.
PS: Photos disponibles dans la galerie Picasa. Pas de photos de Lopes Mendes tellement nous avons été déconnecté à ce moment là !